 Traduction française de Podcast 71
Podcast Signs of the Times
08 decembre 2006
Traduction Jérôme Louvel
Laura |
Pensez-vous qu'il y a une comparaison entre l'assassinat de John Kennedy et les attaques du 11 septembre... |
Michael Collins Piper |
Oui... Parce que, je veux dire, personnellement, ce que je pense, c'est qu'il s'agit du même moule. Ma position, c'est que le Mossad est le principal conspirateur. Derrière l'assassinat de Kennedy tout comme ça a été le cas pour le 11 septembre... |
« Un accueil chaleureux à tous nos auditeurs, tout autour du monde, sur le World Wide Web. Vous écoutez tous Signs-of-the-Times ! »
| Henry |
Si vous étiez déjà né en mille neuf cent soixante trois, je pense que vous devez vous souvenir de l'endroit où vous vous trouviez quand vous avez entendu la nouvelle qu'on avait tiré sur John F. Kennedy - de la même manière que vous n'oublierez jamais où vous étiez quand vous avez entendu qu'un avion de ligne s'était écrasé sur le World Trade Center, ce 11 septembre 2001. C'était comme si le sol se dérobait sous vos pieds. Il régnait un sentiment d'espoir aux Etats-Unis, pendant les années Kennedy. La guerre du Vietnam ne s'était pas encore accaparé les gros titres des journaux, ni divisé contre ses parents la jeune génération. Le mouvement pour les droits civiques gagnait en force. Comme Bob l'aurait dit : les temps changeaient. Le 22 novembre 1963, l'espoir était broyé sous le noir nuage de matière cérébrale et d'os qui gicla de la tête du président.
Tout de suite après, la commission Warren publia un document qui brouillait les pistes de manière évidente. Une majorité d'Américains soupçonnait qu'il s'agissait d'un mensonge : ce n'était que le premier clou du cercueil qui allait se refermer fermement trente huit ans plus tard. Il est évident pour quiconque se donne la peine d'étudier les preuves documentaires que Lee Harvey Oswald n'est pas l'assassin de Kennedy. Il est évident pour quiconque étudie les preuves à disposition, qu'une seule balle n'a pas pu produire les tours de magie qu'on lui prête avant de tomber de la cuisse de John Connelly et d'atterrir sur le brancard. Il est évident pour quiconque étudie les preuves que l'élimination de Kennedy n'a pas été l'œuvre d'un tireur isolé, individu solitaire, attardé mental à la poursuite de son obsession : c'était l'œuvre d'un groupe. L'assassinat de JFK et les attaques du 11 septembre sont les deux plus grands crimes qui aient été commis à l'encontre du peuple américain, les deux serre-livres encadrant le rapt du pouvoir par les forces les plus réactionnaires du pays. Cela ne devrait pas nous être une surprise que ces mêmes forces soient responsables pour les deux. Ce sont elles encore qui poussent à la guerre au Moyen-Orient, condamnent Saddam Hussein pour détention d'armes de destruction massive (à lui vendues par ceux-là mêmes qui, plus tard, lui en intenteront procès), et font descendre les bombes comme pluie sur le peuple palestinien.
Il y a eu beaucoup de dissimulation à propos de la mort de Kennedy, et bien des théories quant à qui en est responsable, mêlant le crime organisé, les Cubains anticastristes, et jusqu'à la CIA, Lyndon Johnson et les magnats du pétrole. Comme Laura l'a montré dans une récente série d'articles sur JFK, bien des groupes le haïssaient parce qu'ils se sentaient menacés par les changements qu'il essayait d'apporter au système politique des Etats-Unis, et tous disposaient d'un mobile. Michael Collins Piper, dans son livre sur l'assassinat de Kennedy, Final Judgment[1], montre que, en un certain sens, toutes ces explications sont valables : chacun des groupes cités ont trempé dans l'assassinat. Ce que Piper démontre, cependant, est qu'une autre main y prenait part : le marionnettiste disposant du pouvoir de placer ces groupes. Michael Collins Piper est l'invité de notre podcast d'aujourd'hui. Il discutait avec Laura Knight-Jadczyk, un peu plus tôt cette semaine. |
Laura |
(il s'agit de l'enregistrement d'une conversation téléphonique - NdT)
J'ai fait - et d'une certaine manière c'est une affaire personnelle pour moi - j'ai fait cette petite commémoration relative à John Kennedy, et la raison en est que c'est le quarante troisième anniversaire... C'est un curieux nombre : la plupart des gens commémorent les chiffres ronds - quarante ans, cinquante ans, etc. - quarante trois paraît un curieux nombre. C'est qu'il y a un certain nombre d'années, j'ai fait un rêve particulièrement intéressant en ce qu'une voix disait dans ce rêve que « le secret est dans le coffre quarante trois »... |
MCP |
Vraiment ? |
Laura |
(elle rit) Oui ! Et alors pour moi ce nombre quarante trois devint signifiant. Je ne sais pas ce que cela veut dire, ni si il a un sens particulier - il s'agissait peut être d'un rêve ordinaire - mais en tous cas... |
MCP |
...il avait aussi quarante trois ans, je crois, quand il est mort, n'est-ce pas ?... |
Laura |
Je ne sais plus... |
MCP |
Il est né en mille neuf cent dix sept. Cela lui faisait donc quarante six ans... |
Laura |
Oui, mais cela veut dire aussi qu'il avait quarante trois ans quand il a été élu, non ? |
MCP |
Très juste ! |
Laura |
Voyons... mille neuf cent dix sept... mille neuf cent soixante trois moins un, neuf, un sept (on entend Laura taper sur les touches d'une calculatrice) égale... oui : quarante six ans quand il est mort, ce qui veut dire qu'il avait quarante trois ans quand il a été élu, non ? |
MCP |
Si ! |
Laura |
En tous cas, il y a donc ce nombre quarante trois, et c'est donc quelque chose qui m'est personnel, de faire ça, et encore plus du fait que je regarde le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui, et que je le compare avec le monde dans lequel nous serions s'il n'avait pas été assassiné... |
MCP |
Oui, ça fait une grosse différence...
Vous savez, je vais vous dire... Je ne l'ai dit qu'à peu de gens - et quand je dis peu, je veux dire... probablement... moins de vingt personnes ou plutôt vingt-cinq personnes - un nombre toujours croissant en tous cas : à peu près un mois avant que je commence à écrire Final Judgment, j'ai fait un rêve dans lequel je volais au-dessus de Dealey Plazza et je regardais la parade de Kennedy. Soudain, je me suis trouvé propulsé au beau milieu du décor, regardant toute la scène de l'assassinat comme d'un point de vue privilégié ; et bien que je ne me rappelle plus les détails spécifiques, je distinguais clairement non seulement où se trouvaient les tireurs, où les balles frappaient, mais je voyais en de petits graphiques, en de petits blocs - comme si je regardais un grand collage : je me rappelle bien ces blocs très distincts - qui étaient les vrais conspirateurs, au niveau global. Ensuite le rêve fit un zoom vers le bas, jusqu'à ce que ce soit comme si je me trouvais presque avec Kennedy dans la voiture, aussi près que ça, vous savez, regardant tout se dérouler. C'était comme dans le film Zapruder : j'étais sur le sol, presque, entre Kennedy et le gouverneur Connelly. Je me suis réveillé à ce moment là du rêve, avec le sentiment que je venais de voir tout tel qu'il était arrivé - mais je ne pouvais pas me le rappeler spécifiquement. Et ce n'est qu'un mois plus tard que les pièces ont commencé à s'assembler. En ce qui concerne l'écriture de Final Judgment, je pense réellement que c'est la combinaison de mes années de... - je ne sais pas s'il faut les appeler « recherche » - des années que j'ai passées à lire autant au sujet de l'assassinat, et d'avoir eu l'occasion de connaître ... - parce que j'ai travaillé pour Connelly quelques mois alors qu'il se présentait aux élections présidentielles, et je connais très bien naturellement Mark Lane, Fletcher Prouty, et aussi d'autres personnes qui étaient en rapport de différentes façons, voyez-vous, avec tel ou tel aspect en rapport de parenté, au deuxième ou troisième degré, avec la conspiration, et même des personnes impliquées dans la conspiration. J'ai connu quelques-unes unes de ces personnes... C'était comme si tout avait été spécialement préparé pour moi. |
Laura |
Pensez-vous qu'il y a une comparaison entre l'assassinat de John Kennedy et les attaques du 11 septembre... |
MCP |
Oui... Parce que, je veux dire, personnellement, ce que je pense, c'est qu'il s'agit du même moule. Ma position, c'est que le Mossad est le principal conspirateur. Derrière l'assassinat de Kennedy tout comme ça a été le cas pour le 11 septembre... Et dans le cas du 11 septembre, on a eu ces faux wargames qui ont été conduits. Ils ont conduit ces wargames, et les gens ne savaient pas s'il s'agissait d'une vraie attaque terroriste, d'un vrai détournement ou bien s'ils prenaient part à un wargame. C'est vraiment, je crois, le signe d'un même « moule » que pour l'assassinat de Kennedy : les gens de la sécurité présidentielle, les gens de la C.I.A. peut-être - non : certainement - mettaient en place... ils pensaient qu'il allait y avoir une fausse tentative d'assassinat sur le Président, mais qui serait présentée au public comme une chose réelle, et qui serait utilisée comme prétexte pour, voyez-vous, forcer Kennedy à envahir Cuba. Et donc pendant qu'une de ces opérations bidon a été mise en œuvre, de vrais assassins ont été positionnés. Donc même s'il y a pu se trouver quelqu'un pour tirer à blanc quelque part sur Dealey Plazza, quelqu'un d'autre fait feu à balles réelles... Au niveau général, il y a un autre aspect à cela, et c'est que j'ai entendu suggérer qu'il était prévu que la mascarade de la commission Warren soit dévoilée. Tout comme il a été suggéré au sujet de la mascarade du 11 septembre qu'elle devait paraître telle dès le départ, comme une sorte de message à la population : « Hé ! On peut tuer votre Président et s'en sortir ! Et vous servir des tonnes de mensonges, comme dans les « documents officiels » du gouvernement - que vous ne pouvez pas mettre en doute, parce que vous vous ferez traitez de simple adepte de la théorie de la conspiration... |
Laura |
... Eh oui ! |
MPC |
C'est la même chose pour le 11 septembre : il y a tant de petits « trous » dans la version officielle - et pour certains d'entre eux ils sont tellement évidents - et pourtant les médias, comme le gouvernement et ceux qui ont pris part à la mécanique d'exécution du crime, tous sont restés là à rire et à dire « On s'en est sortis. Voilà ce qu'on peut vous faire, et vous pouvez imaginer ce qu'on peut vous faire d'autre. On peut tuer votre Président, on peut écrouler votre World Trade Center, on peut attaquer votre Pentagone, et vous ne pouvez rien y faire ! » |
Laura |
Oui, j'en suis arrivée à la même conclusion, parce qu'une chose que j'ai remarquée en prenant connaissance du dossier est que, voyez-vous, par exemple : si l'un disait « C'est le crime organisé, c'est la mafia », un autre disait « ce sont les Cubains anticastristes qui l'ont fait », un autre encore « Mais non, c'est la CIA qui l'a fait », et ce que vous voyez est une conjonction de tous ces éléments, et pourtant pour chacun de ces éléments, vous remarquez que certains d'entre eux se sont fait tuer, ont été éliminés, en sorte qu'ils ne peuvent pas témoigner... |
MCP |
Exactement ! |
Laura |
... et cela vous révèle que cela ne peut pas être un élément du crime organisé, parce qu'ils n'élimineraient pas l'un d'entre eux ; cela ne peut pas être la CIA, parce qu'ils n'élimineraient pas l'un d'entre eux ; cela ne peut pas être les militaires, parce qu'ils n'élimineraient pas l'un d'entre eux ; il y a quelque chose d'autre au sommet... |
MCP |
Il y a une autre piste, vous voyez, comme je dis, et c'est assez drôle, parce que beaucoup de gens, quand ils ont entendu parler de mon livre, ont dit « Tiens-donc, voilà une autre théorie ! »... Eh bien, certains, vous savez, disent : « Le KKK est responsable », certains disent « Ce sont des extrémistes de droite », certains disent « Ce sont les pétroliers texans... » : ils font toutes ces différentes catégories, et en fait, au moins dans les termes de l'approche que j'ai suivie, vous pouvez en tirer une très claire... Vous savez, certains diront que j'ai dit que ce sont les Juifs qui l'ont fait : ce n'est pas ce que dit le livre. Le livre dit que vous pouvez déceler... qu'il y a une connexion très claire - pas juste au lobby israélien - mais au Mossad. Certains, que ce soit directement en association avec le Mossad ou « juste à côté » du Mossad, à travers des contacts très clairs à un point ou à un autre, se sont trouvés immergés, ou liés, à tout cela. Et vous voyez, ce n'est pas comme si... Et puis d'autres critiques du livre se sont exprimés, qui ont dit « Maintenant il ajoute le Mossad au mélange - mais comment tous ces gens ont-ils pu interagir à un moment donné ? », alors qu'en réalité, tel que je l'ai défini, c'est vraiment un très, très petit groupe de gens étroitement liés, disposant de la capacité de manipuler un nombre considérable de personnes... |
Laura |
... exactement... |
MCP |
... qui pouvaient même ne pas savoir quels buts ils servaient. |
Laura |
Oui. |
MCP |
Et je pense que c'est ce qui est arrivé avec Clay Shaw à la Nouvelle Orléans. À cause de ce film, JFK, il a acquis l'image d'avoir été l'un des principaux conspirateurs. Loin de là ! Loin de là ! Il était impliqué dans ce qu'on pourrait qualifier de « petit secteur », manipulant Lee Harvey Oswald pour quelques petites opérations, et je suis sûr que Clay Shaw n'avait aucune idée que JFK allait être assassiné. Depuis, Joan Mellen a écrit ce livre pour défendre Jim Garrison, et elle affirme, et nous ne pouvons que lui faire confiance, que sur son lit de mort Clay Shaw a au fond admis que Jim Garrison avait raison ; et ce qu'il a dit était... (mais je le cite probablement très mal... c'est loin d'être direct...) il a dit quelque chose comme « Lorsque vous vous trouvez mêlé à des choses, et que vous ne savez pas exactement ce qui se passe, vous pouvez faire des choses et ne pas savoir ce qu'il en résultera... » Jim Garrison était sur la bonne voie. En d'autres termes, ce qu'il a dit était « J'étais impliqué dans certaines choses liées à l'assassinat de Kennedy, mais je ne savais pas qu'ils allaient tuer John F. Kennedy. » |
Laura |
Oui. |
MCP |
Après les faits, il s'est rendu compte qu'il avait été en contact de Lee Harvey Oswald, qu'il avait fait des choses à la demande de certains, donc... c'est une des choses qui s'est développée au fil des ans : tant de gens ont été mêlés à la conspiration de l'assassinat de Kennedy involontairement. Qu'ils aient transporté une valise de cash d'un point à un autre, et il apparaît qu'ils rémunéraient l'un des assassins, et ne le savaient pas... Vous voyez, ce genre de choses. Donc tout le monde avait quelque chose à cacher. |
Laura |
Cela m'amène à un autre aspect. Par exemple, il y a ce film, que j'ai vu récemment, présenté par... Wim Dankbaar ? |
MCP |
Oui. Je ne l'ai pas vu, mais je suis au courant de certaines des choses qu'il a écrites. Oui. |
Laura |
Oui. Et donc, en voyant ça, au fond, je me suis fait l'idée qu'il est probablement vrai que ce type ait vraiment tiré le coup à la tête qui a tué Kennedy - ou l'un d'entre eux. |
MCP |
James Files. |
Laura |
James Files, oui. Mais tout le film donne l'impression qu'ils étaient deux ou trois tueurs du crime organisé sur Dealey Plaza ce jour-là, et que c'était là tout le tableau. Et, d'une certaine manière, j'ai l'impression que ce n'était pas tout le tableau ; qu'il y avait vraisemblablement une équipe de frappe issue du crime organisé - qu'il pouvait bien y avoir également une équipe de frappe du Mossad, une équipe de frappe de la CIA - toutes ces différentes équipes de frappe étaient présentes et ne se connaissaient pas mutuellement. |
MCP |
Vous voyez : c'est un autre aspect de l'affaire, exactement... Oui... Un groupe... Regardez simplement cela de cette manière... Disons qu'on peut littéralement voir une compartimentation : une équipe du crime organisé, une équipe de la CIA, une équipe du Mossad et bien sûr les trois sont entremêlées. Mais regardez cela de ce point de vue. OK. On a pu dire à chacune de ces équipes : « OK. Vous allez être ici... » Ils opéraient tous indépendamment, mais à toutes on dit « Quand vous entendez le premier tir venant du Texas Schoolbook Depository, visez, et tirez. » Et ensuite, vous entendez... il y a ce petit tir venant du Texas Schoolbook Depository ; il y a une équipe sur un monticule herbeux, une équipe dans le bâtiment Dal-Tex, une équipe dans les égouts, tous les tirs se font en même temps. À moins qu'elles ne soient vraiment mauvaises, sûrement l'une d'elles atteindra la cible ! Et puis, il y a sûrement un renfort. A l'une d'entre elle on aura dit « Si jamais on a besoin de renfort... », ou bien à l'autre « Ne tirez que si il vous semble que... » Vous savez, je n'ai pas besoin de rentrer dans les détails ou d'en parler des heures, mais ce que je tends à penser c'est que c'est le plan de base, que ce qui a été utilisé était en vérité... Et Bobby Kennedy : il est très possible, d'après ce que j'ai vu à l'aide de ces nouvelles informations, Bobby Kennedy lui-même peut très bien avoir été aux commandes du « faux assassinat » ! Parce que, voyez-vous, les Kennedy jouaient sur plusieurs cordes avec Castro. Et l'un de leurs scénarios de soutien peut très bien avoir été de laisser Bobby Kennedy monter ça, de mettre sur pied une fausse tentative d'assassinat sur Kennedy, son frère. Ce serait mis sur le dos d'un « agitateur pro castriste », échappé de Cuba, parce que certainement cela ne devait pas être officiellement tracé vers Oswald, mais vers Alek Hidell. Vous savez : les fausses identités et tout le toutim...
Mais en tous cas, dans ce cadre, maintenant, les vrais assassins prennent position... |
Laura |
...Exact... |
MCP |
... Et commencent à tirer. Et même Franck Sturges, par exemple - et c'est un bon exemple : il est souvent désigné comme le « coordinateur » C.I.A. des Cubains anticastristes : c'est la perception générale le concernant. Mais vous savez, si vous regardez très attentivement toutes les informations disponibles - et il y a beaucoup d'informations autour de Franck Sturges - il n'est pas absolument clair s'il relevait directement de la C.I.A. Il évoluait dans les sphères de la C.I.A. Il évoluait aussi, et c'est là le point, dans les cercles du Mossad. |
Laura |
Eh bien !... |
MCP |
La source des fonds dont il disposait... sa source de fonds a toujours été très, très trouble. à Lansky et au Mossad. Donc même dans ce cas, tout se passe comme si tout était un tout petit peu, un tout petit peu au-delà du royaume de ce que la plupart des gens sont en mesure de comprendre : car tout cet aspect du Mossad et du combat mené par Kennedy contre Israël sur les armes nucléaires, tout cela a été enterré pendant si longtemps que personne n'a jamais trouvé de raison suffisante pour regarder dans cette direction. Donc, ce que je veux dire... Même si des gens prenaient en compte Franck Sturges et sa connexion au Mossad, ils diraient « Eh bien, cela ne veut pas dire grand chose, parce que Kennedy était un bon ami d'Israël, et bla bla bla... » - ce qui n'était pas le cas du tout. Donc c'est comme si, vous savez, toutes ces petites pièces du puzzle... Vous avez maintenant la cinquième, soit la plus récente, édition de Final Judgment. Vous voyez ces différents graphiques que j'ai présentés ? C'est ce que j'ai pu essayer de mieux en termes de conceptualisation. Dans ce graphique du livre où il y a une boîte, où il y a toutes sortes de boîtes reliées par des traits, il y a ce secteur dont vous entendez toujours parler, mais ces connexions avec Israël ne sont en fait jamais débattues. Ce n'est même la question qu'elles soient maintenues cachées, c'est qu'on n'en parle pas. |
Laura |
C'est vrai. |
MCP |
Et, bien sûr, d'un certain côté, c'est très, très confortable. Il y a une « zone de confort »... et je comprends cela pour beaucoup de gens, mais... d'autres me disent : « En fait vous continuez à ronger votre os, parce que vous critiquez Israël depuis des années ! ». Et je dis : « Oui, c'est vrai ! », mais d'un autre côté, cela requiert quelqu'un qui « ronge le même genre d'os » que moi, quelqu'un qui ait lu les documents, qui soit familier du sujet, qui se donne la peine de creuser des sujets tels que la guerre de Kennedy avec Israël sur les armes nucléaires...mais aussi quelqu'un qui s'identifie au sujet et n'ait pas à risquer sa carrière en osant en parler ! (il rit) |
Laura |
Oui. |
MCP |
Ca je l'ai déjà ! J'ai une cible peinte sur moi. Je n'ai rien à perdre. Ce que je veux dire, c'est qu'il y a beaucoup de gens qui écrivent sur l'assassinat de Kennedy depuis des années, qui ont été invités aux talk-shows de la télévision, et qui, s'ils parlaient du Mossad, verraient s'échapper le bout de gras. (Il rit) |
Laura |
Eh bien, pour moi c'est un peu différent, parce que je n'avais aucune idée, au départ, d'une quelconque part d'Israël dans quoique ce soit. C'est en examinant les preuves, qui devenaient tellement criantes que je ne pouvais plus les ignorer ! |
MCP |
Oui ! Oui ! Moi-même, je l'ai dit dans Final Judgment. Il y a bien des années ma mère m'a dit une fois : « Une fois, il faudrait que tu écrives sur l'assassinat de Kennedy. » Elle avait l'habitude de lire la plupart des livres que je lisais, simplement parce qu'il y en avait partout dans sa maison. Je lui ai dit que je ne voyais aucune raison pour écrire un tel livre, parce que je pensais qu'à peu près tout avait été dit ou fait. A ce moment-là, je tendais à penser que c'était une faction de la CIA en cheville avec les Cubains, et que ça n'allait pas plus loin que ça. C'est pour ça que je me suis dit : « Pourquoi écrire quoi que ce soit de plus à ce sujet ? » Vous savez, c'est drôle. C'est drôle : dans une des éditions à Final Judgment je l'ai seulement dit en passant, mais dans la section des photos, Richard Perle lui-même, le Prince des Ténèbres... |
Laura |
Oui... |
MCP |
... a joué un rôle, en ce qu'il a instigué l'histoire bidon à propos de E. Howard Hunt, comme quoi il était... E. Howard Hunt s'est peut être trouvé sur Dealey Plaza, mais il n'était pas un des clochards... |
Laura |
Oh ! Non... |
MCP |
...Mais il en a tout à fait l'air ! Même Mark Lane ne croit pas que Hunt soit... Beaucoup de gens ne comprennent pas le livre de Mark Lane, Plausible Denial[2] : ils pensent que Mark affirme que Hunt était bien à Dallas le jour de l'assassinat - mais pas du tout. Mais Mark, au fond, a piégé Hunt en... Hunt avait des choses à cacher... |
Laura |
Oui... |
MCP |
... en conséquence de quoi il a raconté des choses différentes à différentes personnes avant de se fixer sur une histoire « définitive » sur où il se trouvait, ce qu'il faisait, s'il était bien à Dallas ou pas... Mais il n'est pas parvenu la faire tenir debout. Ce qui fait que lorsque Mark a mis le projecteur sur lui et l'a mis en pièces, c'était d'une telle manière que vous ne pouviez rien croire de ce que Hunt a dit... |
Laura |
Oui... |
MCP |
D'une certaine façon Hunt était impliqué, mais il n'avait certainement pas l'intention de tuer Kennedy. Il était probablement l'un des types qui coordonnaient la fausse tentative d'assassinat Mais ensuite, bien sûr, il s'est trouvé pris au milieu des évènements. |
Laura |
Oui. Ne quittez pas... Nous allons ici faire juste une pause d'une minute. |
|
(Musique) |
Laura |
Pour revenir au sujet du Mossad, de la Baie des Cochons, etc., avez-vous lu Farewell America ? |
MCP |
Oui ! Très intéressant, ce livre ! Ses origines sont... |
Laura |
... Intéressantes... |
MCP |
... Troubles et intéressantes, oui. |
Laura |
Alors que je le lisais, et que je mettais de côté à partir de lui des extraits pour mon blog et pour mes articles sur le Web, un lecteur m'a envoyé un lien vers un discours que John Kennedy a fait - je pense que c'était le 27 avril 1961. Le titre du discours était Le Président et la Presse, et il a été prononcé devant l'Association Américaine des Editeurs de Presse à l'hôtel Waldorf Astoria de New York. |
MCP |
Oui ! |
Laura |
C'était dix jours après le fiasco de la Baie des Cochons. |
MCP |
C'est intéressant, oui, je l'ai vu. Quelqu'un me l'a envoyé à nouveau récemment. |
Laura |
Il y déclare : « ...ainsi nous nous trouvons, partout dans le monde, aux prises avec une conspiration monolithique et impitoyable qui compte principalement sur l'action clandestine pour étendre sa sphère d'influence - sur l'infiltration plutôt que l'invasion, sur la subversion plutôt que le scrutin, sur l'intimidation plutôt que le libre arbitre, sur des guérillas nocturnes plutôt que sur une armée diurne. Il s'agit d'un système qui s'est emparé de larges ressources tant humaines que matérielles pour construire un réseau serré, une machine hautement efficace qui mêle le renseignement militaire et diplomatique, pour des opérations économiques, scientifiques et politiques. Ses préparatifs sont secrets, et non publics. Ses erreurs sont couvertes, et ne font pas les gros titres. Ses dissidents sont tenus secrets, et non loués. Aucune dépense n'est questionnée. Aucune rumeur n'est écrite. Aucun secret n'est révélée. En bref, ils conduisent la guerre froide avec une discipline qu'en temps de guerre aucune démocratie n'espèrerait jamais souhaiter égaler... » Quand j'ai lu cela, je me suis rendue compte que ce qui s'est passé entre le moment où John Kennedy a autorisé l'invasion de la Baie des Cochons à... voyons, à quelle heure était-ce... une heure et demie de l'après-midi ; et le moment où il a envoyé cette offre à... quelque chose comme une heure trente du matin... |
MCP |
C'est l'échelle de temps effectivement... |
Laura |
Quelque chose comme ça, oui... Il a dû apprendre quelque chose. |
MCP |
(Il rit) |
Laura |
Il déclarait en fait la guerre à... comment l'a-t-il appelé... cette « conspiration monolithique et impitoyable ». Donc John Kennedy était un adepte des « théories de la conspiration » ! |
MCP |
C'est ce qu'il y a d'amusant dans ce discours de Kennedy : il ne pourrait plus être prononcé par quiconque aujourd'hui. Les politiciens d'aujourd'hui seraient retirés de la scène par la méthode classique : on dirait « Oh, oh, cette personne a « pété les plombs. » C'est un vrai problème... » Une telle chose ne pourrait... Aucun politicien aujourd'hui n'oserait proférer cela en public. C'est ahurissant. Ce que je trouve de vraiment intéressant avec ce discours, c'est que bien qu'il ait été enregistré... Ils l'ont filmé. Il faut vous replacer dans le contexte de 1963, par rapport à 2006. |
Laura |
D'il y a 43 ans... |
MCP |
43 ans précisément, oui. A cette époque, ce discours n'a probablement pas été publié, excepté peut-être dans quelque registre officiel des discours présidentiels... alors qu'il a été prononcé pour la presse : n'était-ce pas devant la l'Association Américaine des Editeurs de Presse ? |
Laura |
Si. |
MCP |
Il était littéralement dans le ventre de la Bête ! |
Laura |
Et il leur disait ça... Oui. Et la chose la plus intéressante est que, voyez-vous, toute cette affaire de la Baie des Cochon était liée au crime organisé - y compris Meyer Lansky ; et je pense qu'il est spécifiquement mentionné comme étant concerné au premier chef par ça - il voulait récupérer Cuba, parce que c'était leur tripot de jeu, leur base pour la traite des blanches et la vente de drogue... C'est tout ce qu'ils voulaient - c'est le fond de l'affaire de la Baie des Cochons : récupérer un Etat client, voyez-vous (elle rit). |
MCP |
Exactement ! Exactement ! |
Laura |
Et ensuite, apparemment, il comprit et se rendit compte de cela à un moment donné au cours de cette période de huit ou neuf heures, et s'est mis à regretter ces ordres. Et ensuite dix jours plus tard, il prononce ce discours... |
MCP |
Vous savez, au fil des années j'ai vu et entendu des petits bouts, des fragments, au sujet d'incidents variés arrivés dans la vie de politiciens, où ils avaient fait, ou dit, quelque chose qui a été jugé comme inapproprié par les instances au pouvoir , et ensuite - et là je parle de petits événements obscurs, et non de choses grosses comme le nez au milieu de la figure et auxquelles une réponse est toujours faite, voyez-vous, comme John Connelly, qui à propos de son rôle dans la République et de la nomination présidentielle attirait sur lui l'attention des médias... Et puis il s'est mis à soulever des questions au sujet du lobby israélien, et ça a été en quelque sorte... |
Laura |
... la fin de sa carrière ! |
MCP |
Oui c'est vraiment évident. Au fil des ans, j'ai vu et entendu ces petites histoires à propos d'étranges événements, et c'est probablement ce qui est arrivé pour John F. Kennedy : il a vu... il a vu de quoi il retournait réellement. Il croyait vraiment qu'il allait être un vrai Président, parce que c'était dans le sang des Kennedy : je crois que dans la famille Kennedy cela leur a été inculqué par leur père. Une fois John F. Kennedy assassiné, ils pensaient pouvoir le remplacer par Bobby, et ils ont appris très, très vite que ce ne serait pas possible. Vous savez, maintenant, Ted Kennedy... J'y pensais dernièrement : j'ai encore beaucoup de respect pour lui. Je ne suis pas de son avis sur un tas de sujets politiques, mais là où je suis probablement d'accord avec lui... rétrospectivement, plus souvent que je n'aurais jamais pensé que je le serais... parce que je me considérais issu d'un milieu conservateur - mais aujourd'hui je ne crois plus de tout à ce genre de catégories, pour une série de raisons - mais, mais... ça a été un vrai fardeau pour Ted Kennedy, parce que voyez-vous, quand vous réfléchissez aux tragédies qu'a vécues sa famille, c'était lui, le plus jeune et pas nécessairement le plus intelligent, qui a dû assumer le leadership de la dynastie politique et de la famille.
Et de fait, c'est un type très intelligent. Je l'ai vu... Je l'ai regardé une fois marcher avec quelques-uns un des de ses camarades élus politiques, sur Capitol Hill - je marchais vraiment tout près - et je l'entendais discuter de la législation et des thèmes politiques du moment avec une réelle ferveur, avec beaucoup de cœur. Alors que beaucoup de ses pareils ne savent pas du tout de quoi ils parlent - ils ont leur personnel administratif qui leur dit quoi faire et quand le faire. Ted Kennedy prend son rôle très au sérieux, et quoique vous pensiez de sa politique, il faut porter à son crédit qu'au moins il sait ce qu'il fait, et pourquoi il le fait... Je pense que c'est une des raisons pour lesquelles il a bien fait de juste... Sa famille ne parle jamais de l'assassinat de Kennedy ! |
Laura |
Je pense, à la lumière du matériau que j'étudie depuis pas mal de temps déjà, je pense que John et Bobby Kennedy voyaient qu'il y avait beaucoup, beaucoup de choses qui n'allaient pas dans le système américain ; que le mot « démocratie » avait été perverti et était devenu synonyme de « capitalisme rampant»... Ils ont alors décidé d'utiliser le système même afin de se mettre en position de le nettoyer ! |
MCP |
Oui, exactement. Exactement. |
Laura |
Il y a... Est-ce que vous connaissez John Hughes ? Il a écrit un livre, je crois, avec la fille d'un des ressortissants du crime organisé, au sujet de l'assassinat de Kennedy... je ne me souviens plus duquel il s'agit... |
MCP |
Eh bien... |
Laura |
... La fille de Sam Giancana ! |
MCP |
Oui...et le titre, c'est « Mafia Princess » je crois... |
Laura |
Oui ! |
MCP |
Je l'ai peut-être lu, mais je n'en suis pas sûr. J'ai tous les livres, mais je ne suis pas sûr si je l'ai bien lu. |
Laura |
Donc voilà ce que dit John Hughes à propos de John et Bobby Kennedy - je lis juste ceci pour présenter quelle emprise ils avaient sur la psyché Kennedy :
Joseph Kennedy enseignait à ses enfants qu'ils pouvaient se sortir de n'importe quoi : quoi que ce fut, ils allaient s'en sortir. C'est pourquoi on constate une dépendance à la drogue chez certains des enfants Kennedy : « On peut s'en tirer. On peut se tirer de tout... » Et Bobby Kennedy : dans combien de cas n'a-t-il pas pensé qu'il pourrait se tirer de tout ? Johnny Kennedy pensait qu'il pouvait bâtir n'importe quelle relation avec n'importe quelle femme au monde, et s'en tirer. Donc je pense qu'il y avait absolument un sentiment au sein du clan entier des Kennedy : « Quoique nous voulions, nous le pouvons, et nous nous en tirerons ». Je pense que telle était la « Kennedy attitude. » Mais si Bobby avait été réellement intelligent, il aurait su - et je suis sûr qu'il savait - la promesse que son père avait faite au crime organisé. S'il avait été réellement intelligent, il n'aurait pas été mettre son nez dans les affaires du crime organisé comme il l'a fait. En fait, c'était de l'égoïsme de sa part... Il pensait se faire un nom en se débarrassant du crime organisé. Bien sûr on dit de Bobby Kennedy qu'il s'est rendu compte qu'il était lui-même la raison pour laquelle son frère a été tué... |
MCP |
Vous savez, c'est intéressant... |
Laura |
N'est-ce pas dément ? |
MCP |
Je pense que c'est absolument juste. Si on regarde juste cet aspect - avec qui les Kennedy s'étaient rendu ennemis : oublions la connexion israélienne, oublions le lien avec les producteurs de pétrole, oublions tout le reste, les racistes blancs qui n'aimaient pas la politique de Kennedy sur les droits civiques... : prenons simplement cet aspect de la relation entre les Kennedy et le crime organisé. Tout le monde sait - on peut s'en tenir là - tout le monde sait que les Kennedy étaient en relation avec le crime organisé - et même, je parle juste du crime organisé italo-américain. Tout le monde le sait, et pourtant, on sait aussi que Bobby Kennedy... Dès qu'ils eurent eu accès à la maison blanche, ils déclarèrent la guerre au crime organisé ! C'est comme... Je veux dire, pour le meilleur ou pour le pire, c'est une trahison de leur confiance ! |
Laura |
Bien sûr ! Mais... |
MCP |
Vous savez, ce n'est pas trahir les meilleures personnes au monde... mais dans ce monde, on parle quand même « d'honneur », même entre escrocs ! Ils ont simplement décidé : « Allez ! On peut s'en tirer ! » |
Laura |
Je ne suis pas sûre que... Je pense qu'il se peut que ce soit plus en rapport avec une décision d'utiliser le système afin de le guérir. Ils devaient s'y atteler étroitement... |
MCP |
Oui. Exactement. C'est exactement ça. Mais vous savez, il y a ici un autre élément intéressant, en regard de ce problème intéressant du Milieu et du crime organisé. Et c'est quelque chose que Roger Morris et sa femme du moment - son nom m'échappe à l'instant - je deviens vieux... voyons, la femme de Roger Morris - Sally Denton, dans leur livre L'argent et le Pouvoir, qui est une excellente histoire de Las Vegas et de l'industrie des casinos, et très spécifiquement ils y ajoutent la connexion israélienne, aussi, c'est très intéressant. Ils bravent cet interdit, et ils montrent quelle part importante Las Vegas a joué dans le développement de l'Etat d'Israël. Dans ce livre, ils présentent aussi toute l'histoire de la guerre d'Estes Kefauver[3] contre le crime organisé, etc. Et ils montrent - c'est ce qui est très intéressant - que les machines politiques démocratiques clés du pays étaient sous la domination d'éléments du crime organisé. En conséquence de quoi, lorsque les Kennedy ont commencé à s'agiter contre ces éléments du crime organisé, ils tentaient en fait de préempter ces machines du Parti Démocrate dans les villes des Etats-Unis. Vous pouvez donc considérer qu'il y avait plus que de simples motivations de bon gouvernement derrière l'entreprise des Kennedy contre le crime organisé. Il y a avait une motivation ultime, et des gains possibles à en récolter. |
Laura |
Mais si vous regardez toute sa législature, vous trouverez qu'elle plaide en faveur de l'opinion que le motif ultime était négatif. |
MCP |
Non, je comprends. Je dis juste qu'à la fin, à la toute fin en fait, en s'assurant le contrôle des ces « machines démocratiques », il les leur prenait des mains... |
Laura |
Oui ! |
MCP |
... pour des intérêts négatifs, et, peut-on penser, en les utilisant au bout de compte... |
Laura |
Parce que... |
MCP |
... afin d'obtenir des résultats positifs ! |
Laura |
C'est ça ! Parce que ce que Hughes dit au fond, c'est que « Vous auriez dû savoir que si vous vous éleviez contre le Mal, le Mal vous rattraperait : donc vous méritez votre sort ! » |
MCP |
(Il rit) Oui ! |
Laura |
Le point, qui revient à ce que vous dites, est que « Nous pouvons tuer votre Président, et vous ne pouvez rien y faire. Nous vous montrons, à vous et à tous les dirigeants du globe que nous pouvons faire ça et nous en tirer. » |
MCP |
Oui. C'est ce que Vincent Salandria a écrit dans un texte que j'ai sans doute cité quelque part dans Final Judgment - mais peu importe si je l'ai fait ou non - qui disait que (et on revient à ce que nous disions plus tôt), que le bidonnage de la commission Warren a été conçu pour s'écrouler pour cette raison précise. Si vous regardez ça, dans ce contexte, c'est vraiment logique. |
Laura |
Il y a une d'autres choses qui donnent matière à réflexion : par exemple, la théorie de la « balle magique » La théorie de la « balle magique » est presque identique à tous égards au Boeing 767 qui a touché le Pentagone ! |
MCP |
Oui, c'est un bon « parallèle » - si le terme de « parallèle » convient ici, considérant quelle était la cible, les lois de la physique etc... Oui. C'est le même type de chose que le bâtiment 7[4] à New York. |
Laura |
Oui ! |
MCP |
Quelqu'un le faisait remarquer l'autre jour, et là vous avez Larry Silverstein qui parle d'une destruction volontaire[5]... |
Laura |
Exact. |
MCP |
Et c'est sous vos yeux, et le terme utilisé[6] a une signification très précise dans ce contexte particulier... |
Laura |
Oui. |
MCP |
C'est comme... c'est un terme de métier qui signifie « la décision de garder ou de démolir un bâtiment. » Cela ne veut pas dire... Disons que ça dit ce que ça dit |
Laura |
Ce qu'on dit ici, au fond, c'est que la survenue d'attentats « terroristes » à l'encontre de populations entières, y compris des dirigeants du monde, par un groupe clandestin ou ce que Kennedy appelle la « conspiration monolithique »... Ma spécialité est davantage l'Histoire ancienne, et pas tant que ça l'Histoire contemporaine... et cela me rappelle tellement l'institution de l'Inquisition - ce que l'Eglise Catholique a fait aux Cathares, comme la destruction de cités entières, n'y laissant pas âme qui vive. Et tout de suite, elle réussissait un nombre incroyable de conversions au catholicisme... |
MCP |
(il rit) Exactement ! |
Laura |
Je pense que c'est même une partie de la raison de la « fuite » du scandale de la torture d'Abu Graïb. Je pense que c'était délibéré. |
MCP |
Absolument... C'est intéressant. En d'autres termes : « Voilà ce qui va vous arriver... » |
Laura |
Oui ! Maintenant ils savent qu'ils pratiquent la torture ; maintenant ils savent qu'ils peuvent la pratiquer légalement ; maintenant ils savent qu'ils peuvent vous enfermer sans « habeas corpus », sans jugement. Vous êtes encouragés à épier vos voisins, et c'est une des inventions clés de l'Inquisition, ça a été inventé par le soit disant « Saint » Dominique qui était d'annoncer son arrivée : tout le monde savait ce qui allait se passer. Que chacun devait se rappeler tout ce qu'ils avaient remarqué chez leurs voisins de façon qu'ils puissent venir se « confesser » etc. |
MCP |
Pour mettre la crainte de Dieu et de Dominique dans leur cœur... |
Laura |
Oui, ce qui fait que chacun reste là à se demander ce que les autres peuvent bien savoir à son sujet, vont bien pouvoir dire, et « peut-être vaut-il mieux en dire autant à leur sujet avant qu'ils le disent à mon sujet »... C'est, au fond, l'institution du règne de la terreur. C'est ce que nous vivons aujourd'hui. |
MCP |
J'allais dire que le mot à appliquer à tout cela est celui de « terrorisme »... Le terrorisme spirituel, le terrorisme intellectuel peuvent ne pas entraîner d'écroulement de buildings, mais certainement courber les échines, vous faire vous retourner contre vos voisins, vous interroger à propos de ce que vous avez bien pu leur dire. Oui. C'est drôle, je pense que c'est un bon exemple. Est-ce que je vous ai envoyé un exemplaire de mon livre, The Judas Goats[7] ? |
Laura |
Certainement ! |
MCP |
OK. Bien. C'est ce que je pensais. Dans le The Judas Goats, je raconte comment j'ai rencontré Roy Bullock, qui était la « taupe » de la Ligue Anti - Diffamation, et comment j'ai commencé à me rendre mentalement compte d'à qui j'avais affaire. C'est très intéressant, parce qu'à la fin quand mon patron m'a dit « Bon, je suis sûr qu'il est de la Ligue Anti - Diffamation. » C'était comme si, pendant tout ce temps, j'avais été en train de penser... Je me suis demandé ce que je lui avais dit, que je n'aurais pas dû. Ce que Willis Cardo m'a dit tout de suite après, c'était : « Mais qu'est-ce que vous lui avez dit ? » (il rit) |
Laura |
Oui ! |
MCP |
Vous savez, c'est comme... Je peux, dans une moindre mesure, je peux comprendre, parce que votre ordinateur cérébral, voyez-vous, fonctionne à plein régime, et « Oh, oh. Qu'est-ce que je lui ai dit de la personne « A » ? Qu'est-ce que je lui ai dit à propos de la personne « B » ? Oh, attendez une minute, il m'a dit quelque chose à propos de la personne « C » ! » Avec cette information secrète à propos de la Ligue Anti - Diffamation... C'est comme... c'est comme si la machine était en marche, comme si s'était ouverte la boîte de Pandore... Les ressorts sont bandés : Vous voyez ce que je veux dire ? |
Laura |
Oui... Les déviants psychologiques disposent en effet d'une connaissance très spéciale de la psychologie humaine normale, et ils l'utilisent énormément contre nous. |
MCP |
Oui. Vous voyez, ce qui est intéressant dans le cas de ce type, Bullock - le type de l'ADL[8] - c'est qu'apparemment... - si les reportages aux media son corrects - je ne lui ai jamais demandé, il faut que je l'appelle un de ces jours après lui avoir envoyé un exemplaire de The Judas Goats, si son numéro marche toujours - c'est qu'apparemment il s'inspira du livre J'ai vécu trois vies pour le F.B.I.... peut-être je déforme le titre... mais c'est le même livre qui semble-t-il inspira... c'est soit un livre, soit peut-être une émission de télévision... à propos d'une personne qui espionne le Parti Communiste pour le F.B.I.. Ceci, apparemment, ils le disent dans le livre ou l'émission de télévision, peu importe... ce qu'ils disent c'est que Lee Harvey Oswald était très « mordu. » Et c'est probablement quelque chose que vous retrouvez chez beaucoup de gens quand ils entrent dans ce monde des informateurs, où ils se déguisent, prétendent être une chose... Vous ne savez parfois pas pour qui vous travaillez, et parfois ils ne savent pas pour qui ils travaillent. C'est précisément ce qui est arrivé à Lee Harvey Oswald. Je peux préparer un bel exposé, si je peux trouver le temps de m'asseoir et d'y travailler quelques heures... Lee Harvey Oswald était un éclaireur des néo - conservateurs d'aujourd'hui. |
Laura |
Oui... |
MCP |
Voyez-vous ce que je veux dire ? Il aurait pu être un authentique trotskiste, employé par la CIA, qui était manipulée par le Mossad, qui peut avoir agi en faveur d'une faction au sein de la Russie soviétique... |
Laura |
Oui... |
MCP |
Vous savez, parfois les choses ne sont pas aussi tranchées qu'elles paraissent... |
Laura |
Cela nous mène également à la conclusion évidente que l'équipe Bush travaille pour la « révolution communiste. » ! |
MCP |
Exactement. Et, vous savez, c'est ce qu'il y a de drôle. Quand j'étais enfant, quand j'ai commencé à prendre une orientation politique, c'était les Républicains contre les Démocrates. Et puis, je suis devenu plus sage, et je me suis dit : « En fait, ce sont Libéraux contre Conservateurs. » Et ensuite je me suis dit que c'était quelque chose qui avait à voir avec « plus de pouvoir et d'argent. » Puis, vous commencez à aller un peu plus au fond des choses... et vous arrivez à des zones qui sont au-delà des capacités de compréhension du citoyen moyen. Vous savez, ils font toutes ces études sur le développement de la conscience politique : telle époque... tel événement... Je ne pense pas que le citoyen moyen - aux Etats-Unis du moins, et en me fondant sur mes voyages à l'étranger et mes conversations dans ce pays avec des personnes de l'étranger ; j'ai le sentiment que les non Américains ont une meilleure compréhension de ce qui se passe dans leur propre pays, et même de ce qui se passe ici aux Etats-Unis... |
Laura |
C'est vrai. |
MCP |
... que la plupart des Américains. Je dirais que l'Américain « moyen », sur une échelle allant de zéro (ignorance complète) à dix (la plus large compréhension), la plupart des Américains ne dépassent jamais le niveau deux. |
Laura |
Non... J'allais dire... |
MCP |
Je ne pense pas que le citoyen moyen atteigne même le « sérieux » minimum... |
Laura |
Non. |
MCP |
Il y a les Démocrates « de la ligne dure » et les Républicains. Donc, la plupart des Américains sont totalement en dehors du champ de ces notions. D'essayer d'envisager l'idée que George Bush soit le leader de la « révolution communiste »... l'homme qu'ils appellent « le nouveau Ronald Reagan »... ? Si vous dites ça à quelqu'un, vous allez passer pour un... « Mais de quoi est-ce que vous parlez ? » |
Laura |
Et pourtant il semble que ce soit le cas. Que pensez-vous du lien des Bush avec l'assassinat de Kennedy ? |
MCP |
Oui, alors à ce sujet, je pense que les Bush... Il n'y a aucun doute que George Bush - senior... |
Laura |
H.W. |
MCP |
H.W. George H.W. Bush évoluait dans ces milieux. Là-bas au Texas, et à Miami, et avec les éléments cubains anti-Castro. Il avait... Il en était, quelque part. |
Laura |
Oui. |
MCP |
Il en était quelque part, et le fait qu'il soit « dans le tableau » est une des raisons qui font qu'il a été ultimement élevé au rang de Directeur de la CIA, et avait l'accès direct aux cercles intérieurs de l'élite la plus élevée. |
Laura |
Oui. |
MCP |
Il avait... Vous savez, quelqu'un un jour a voulu publier une thèse... voyez-vous, c'était chez un vieil éditeur, la Portland Free Press... et a voulu décrire... - et c'est très intéressant, il me l'écrit dans une lettre - il a tenté de comparer l'assassinat de Kennedy à l'attentat contre César : Chacun sort son poignard, et le trempe dans le sang - tout le monde, tous les dirigeants qui sont là, y ont pris part, et étaient tous impliqués. C'est pourquoi je pense que George Bush... peut-être n'était-il même pas partie prenante de sa planification. Il en était quelque part. Juste assez pour tremper ses mains, pour se mettre du sang sur ses manches de chemise... une petite tâche de sang quelque part, juste assez pour l'incriminer. Ainsi il était sur la piste intérieure, quelque part... |
Laura |
Que pensez-vous de... quelque chose que j'ai trouvé récemment, qui... comment s'appelle-t-il, ce professeur impliqué dans le mouvement sur le 11 septembre... |
MCP |
Ah oui... Fetzer... |
Laura |
James Fetzer. Il prétend que le film Zapruder est un faux. Qu'en est-il ? |
MCP |
A propos de ce sujet du film Zapruder, et sa déclaration que c'est un faux. D'autres personnes ont écrit là-dessus aussi. Je ne suis pas... OK, j'ai fait des allers et retours là-dessus. D'un côté, je me suis dit « Acceptons-le simplement pour ce qu'il est. » Mais là encore, c'est une de ces situations où les gens, à mon sens, paraissent posséder un savoir technique - j'ai à les prendre au mot sur le fait qu'ils aient le savoir technique qu'ils prétendent. Comme je l'ai dit auparavant, j'ai eu l'occasion d'utiliser des caméras 8 mm quand j'étais enfant. Donc j'ai un peu... Quand je lis des choses au sujet du film Zapruder, j'ai quelques longueurs d'avance sur ceux qui n'ont jamais été au contact ou fait du montage de films. Si vous n'avez jamais fait de montage, et que vous ignorez qu'il y a huit images par seconde - quelque chose comme ça, je ne me rappelle plus du nombre exact - si vous n'avez jamais fait ça, vous êtes handicapé pour en faire la lecture. Donc, je suis un peu avantagé sur ce plan. Mais j'ai à accepter le fait ou la prétention des gens à connaître ces sujets techniques, qui, à l'œil nu, indiquent que ces films seraient des faux, une combinaison de plusieurs films. Je pense qu'ils font le genre de procès qui légitimerait de dire « Eh bien, peut-être faudrait-il enquêter un peu plus là-dessus. » D'un autre côté, en considérant l'ensemble, la manière dont je vois les choses est qu'il y a déjà tellement de suspects qu'on n'a pas besoin de preuves supplémentaires pour éclairer quelque chose que nous savons déjà, qu'il existait une conspiration qui dépassait Lee Harvey Oswald, et que le gouvernement a donné une histoire bidon. Si vous me suivez, c'est vraiment « Qu'y a-t-il de nouveau là-dedans ? » |
Laura |
La raison pour laquelle j'hésite quelque peu à ce sujet est que... En fait, il y a plusieurs raisons. L'une d'entre elles est le fait que ce film Zapruder a été acheté et étouffé. C'était quoi, Time Life ? Peu importe... Il existait quelque part dans les archives et puis, on ne sait comment, il a mystérieusement disparu : donc clairement quelqu'un voulait le passer dans le domaine public. Ensuite il est retourné aux archives, et une copie de deuxième main a certainement été passée à travers des sources appartenant aux réseaux de renseignement français ou russes, je ne suis pas certaine si c'étaient les uns ou les autres, la rumeur veut qu'il s'agisse d'une combinaison des deux... |
MCP |
Ca se pourrait bien, exactement... |
Laura |
Et c'est intéressant que ce soit venu de l'intérieur... On voit qu'il y a des gens, dans ces organisations, la CIA, le FBI, etc. qui semblent vraiment avoir une conscience, qui semblent vraiment avoir des intentions bienveillantes, qui font leur métier parce qu'ils croient au Bien... |
MCP |
Oui c'est vrai |
Laura |
... et qui de temps en temps mettent quelque chose dans le domaine public sans se risquer de trop. C'est une vraie possibilité. C'est la première raison. Une deuxième raison est qu'il y avait des images de télévision, prises à distance, depuis l'autre côté de la chaussée. |
MCP |
OK... |
Laura |
Et quand vous voyez ces images de télévision prises depuis l'autre côté de la chaussée, elles ont été prises de l'autre direction, vous voyez la même chose que lorsque vous voyez Jackie se lever et essayer de prendre la tête de John Kennedy et de la déposer sur le dossier... |
MCP |
Sur le dossier dans la voiture, oui, exactement... |
Laura |
Voilà... donc vous voyez que les films correspondent, qui ont été diffusés apparemment à ce moment. Cela rend difficile de considérer que ce film Zapruder était complètement bidonné. Je ne dirais pas qu'il est impossible qu'une image ou deux ait été modifiée ou... |
MCP |
Oui exactement. C'est ce que je disais. D'un autre côté, même en donnant le plus large crédit possible à Fetzer et aux autres personnes qui ont défendu ce point de vue, le revers de la médaille est que ce professeur David Wrone - il est de l'université du Wisconsin - il a écrit un livre sur l'histoire du film Zapruder - et si vous lisez son livre, il réfute catégoriquement certains des éléments mis en avant par Fetzer et ses associés... Donc c'est un de ces domaines où... Voyez vous, même dans le livre de Wrone, il y a plusieurs passages que je trouve très intéressants, et un des points sur lesquels il insiste est que, en fait, Lee Harvey Oswald, dans cette fameuse photographie de Altgens, où vous voyez la limousine de Kennedy au premier plan, et où à l'arrière plan vous voyez le Texas Schoolbook Depository, à mon avis il est très convaincant quand il dit que ce n'était pas ce monsieur, Billy Nolan Lovelady, mais en fait Lee Harvey Oswald se tenant là dans la rue. Je trouve ce passage-là du livre totalement convaincant. Et puis quand je lis le passage sur le professeur Fetzer et cette thèse que le film Zapruder aurait été manipulé ou monté de toutes pièces ou combiné à partir de divers films - que sais-je ? - je lis ça, et je trouve que l'argumentation tient debout. Disons que quand je le lis, cela me fait poser la question de savoir si je dois ou non croire ce qui est dit. Mais il y a un côté amusant à ce livre du professeur Wrone. Son point de vue est totalement novateur lorsqu'il décrit la progression de... lorsqu'il décrit ce qu'on voit dans le film Zapruder, et qui affirme le contraire de tout ce qui a été dit par tout les autres. Je ne me rappelle pas exactement tous les détails, mais il défend la position que Kennedy, en fait... Tous ceux qui regardent le film Zapruder disent « Il n'avance pas, il recule, parce que c'est de toute évidence pris du devant... » Mais le professeur Wrone dit : « Eh bien, en fait, c'était pris de l'arrière. Mais ça a été pris à une heure à laquelle il est impossible que Lee Harvey Oswald ait pu tirer !» Quelque chose comme ça... |
Laura |
Ah oui... |
MCP |
Il présente donc de nouveaux éléments de discussion sur les pièces à conviction... |
Laura |
Mon Dieu ! |
MCP |
Oui. Vous savez, c'est un vrai problème avec toute cette littérature sur l'assassinat de Kennedy... |
Laura |
C'est comme pour le 11 septembre ! |
MCP |
Oui, tout comme pour le 11 septembre, les gens ont une propension à « secouer le pommier » : « Tiens, il y a une belle pomme rouge ici ! Je l'aime bien, celle-là ! Voyons voir... Ah mais elle a un ver ! Je ne vais pas y toucher. Mais elle est du même arbre » C'est ce que j'ai évité de faire en écrivant Final Judgment. La plupart de ceux qui sont familiers de ce qui a été écrit sur le sujet, et qui ont abordé mon livre - qu'ils l'aient soutenu dès l'abord ou qu'ils soient restés sceptiques - personne n'a pu dire « Vous avez choisi le fruit qui vous convenait, et ignoré ceux qui ne collaient pas avec votre thèse... » J'ai essayé de tout prendre en compte. Je n'ai pas consciemment... C'était ma plus grande frayeur, lorsque j'écrivais le livre, que je tomberais sur quelque chose qui contredirait complètement ma thèse initiale. Le fait est que je me suis rendu compte au bout de quelques semaines de recherches et de lectures mêlées, que j'avais déjà... je me suis dit : « Je tiens un livre ici ! J'ai le matériau pour faire un livre ! » Mais il y avait cette pensée horrible qu'un jour j'ouvrirai un autre livre... |
Laura |
Et qu'il contiendrait quelque chose qui... |
MCP |
Oui. J'en suis arrivé au point où cela devenait une peur bien réelle. Dans mon esprit, en toute honnêteté, je me disais : « Seigneur, si je peux terminer ce livre sans trouver quelque chose... » je me sentirai vraiment bien, car, en toute bonne conscience, même si j'avais un livre de trois cents pages, et que je laissais délibérément quelque chose de côté qui contredise mes propres découvertes et ma propre pensée, je ne pourrais pas le publier, parce que j'aurais la conviction que quelqu'un le découvrirait un jour. Très vite. Et serait en mesure de dire - pas de me traiter de Nazi, ici, ni d'antisémite, ni de « critique d'Israël » - mais de dire, « Eh bien, Mike Piper a négligé tel fait qui prouve au-delà de tout doute que le Mossad était tout à fait innocent... » |
Laura |
Exact... |
MCP |
Donc vous voyez, je n'aurais pas pu, en toute bonne conscience, avoir terminé ce livre. Ce qu'il y a de drôle, c'est que jusqu'au jour même où, le manuscrit achevé - je m'en souviens tellement clairement - j'étais assis, comme ça, dans mon salon, à mettre le manuscrit dans un classeur - je pense que c'était la raison pour laquelle j'étais ainsi assis par terre - en fait (excusez-moi) j'avais, plutôt, un classeur rempli de vieux articles de presse que je rassemblais ainsi, et il se trouve que je me suis mis à m'intéresser à un de ces articles, publié en 1971, et là, dans cet article, il y avait un petit détail, qui, en ce qui me concerne au moins, était le dernier - pas le dernier clou du cercueil - mais un clou de plus dans le cercueil, apportant un degré de cohérence supplémentaire aux éléments que j'avais rassemblés. C'était précisément le jour où j'ai envoyé le manuscrit à l'éditeur. Je me suis donc dit : « Oh, mon Dieu ! Eh bien, j'ai désormais à changer une page du livre. » C'était littéralement le jour J, et voilà que je trouvais cela dans un vieil article ! Et c'était vraiment un élément clé dans le tableau. Vous pouvez le trouver dans le livre lui-même : ça a à voir avec cette étrange visite que Jim Garrisson reçut d'un homme de l'industrie du pétrole, qui a essayé alors de mettre son enquête sur d'autres pistes, en fait, de l'embrouiller - et tout cela pour le prix d'une position de Juge fédéral. C'est comme je l'ai dit : lorsque j'ai pris connaissance de ce détail, c'était comme un « point culminant. » Je continuais à trouver des détails qui me gardaient sur la même piste, et puis, alors qu'on m'apportait de nouvelles informations qui parfois semblaient provenir d'un angle différent ou d'un domaine totalement différent, je pouvais quand même faire le lien avec le tout. Je me suis donc toujours senti à l'aise, moralement et intellectuellement, avec ce que j'ai écrit. Les seules erreurs qui se sont, en fait, glissées dans mon livre, et dont j'aie conscience, et pour lesquelles je me blâme moi-même, concernent des dates ou des choses comme ça... |
Laura |
... choses qui arrivent facilement... |
MCP |
... et personne ne s'est exprimé pour dire « Mike Piper a sorti telle citation de son contexte ». Il y a bien eu ce groupe de bibliothécaires - décrit dans le livre - de Schaumburg, Illinois, une ville isolée - ce groupe de bibliothécaires s'est trompé en me citant, et on ensuite entrepris de réfuter leur mauvaise citation ! Mais jamais personne ne s'est trouvé en mesure de montrer en quoi j'aurais pris quoi que ce soit hors de son contexte. Rien de tout cela. Et c'est pourquoi dans mon livre, il y a ce chapitre « Montrez-moi où je me trompe ! » - comme dans ces anciens romans d'Ellery Queen - où tous les indices sont présentés, certains peut-être un peu obscurcis, et où il dit « OK, bon, maintenant, vous avez tous les éléments du mystère... » Ce que j'ai fait est dire « OK, maintenant à vous de me dire où je me suis trompé. Montrez-moi où j'ai déformé les choses »... et tout ce que font les gens, c'est de m'apostropher avec des noms d'oiseaux !... |
Laura |
Disons que j'ai moi-même, depuis quelques années, été appelée de quelques noms d'oiseaux également - donc je sais ce que ça fait... |
MCP |
Vous savez, H. L. Mencken, un de mes auteurs préférés, a écrit un « Shimpf lexicon » : qu'est-ce que ça peut bien être ? Si vous ne savez pas ce que c'est - c'est un terme inusité - c'est un catalogue, généralement, de commentaires, négatifs pour la plupart, sur votre compte... |
Laura |
(elle rit) |
MCP |
... que vous compilez vous-mêmes, de choses que d'autres ont dit à votre propos. Et le mien s'épaissit de jour en jour. |
Laura |
... oui, j'en ai quelques milliers de pages en ce qui me concerne... |
MCP |
... oui ! Je publierai un jour le « Piper shimpf lexicon » C'est triste, vous savez, parce qu'en fait je suis un peu collectionneur de livres. Un jour, il y a des années, j'aurais pu me procurer un exemplaire numéroté de la première édition, devenue rare, de ce fameux « Mencken shimpf lexicon », et j'ai laissé passer l'occasion en me disant que je m'en procurerais un plus tard. |
Laura |
Oui, je vois ! |
MCP |
Vous voyez ? |
Laura |
Dans vos rêves ! |
MCP |
Oui, ça ne se fait pas comme ça. |
Laura |
Une des choses à propos de ce sujet de la direction dans laquelle la tête de John Kennedy, du point où... une qui a d'une certaine manière clarifié, selon James Files, dans le film de Wim Dankbaar, où il dit, voyez-vous, qu'il regardait au travers du viseur, et au moment où il eut une ligne de tir, il dit qu'il visait - c'est terrifiant de le lire, et cela me bouleverse même d'en parler - qu'il visait l'œil, et juste au moment où il a appuyé sur la détente, la tête a soudain fait un mouvement de l'arrière, et il entendit le coup partir, et il se rendit compte que l'autre tireur avait tiré presque en même temps, et alors la tête partit imperceptiblement en avant ; et quand son coup porta, une fraction de seconde après, cela fit partir la tête en arrière. |
MCP |
Cela fait... C'est quelque chose que Josiah Thompson, dans son livre Six secondes à Dallas, a au fond mis en avant, qu'il y a d'abord eu un coup de l'arrière qui est survenu juste quelques instants... |
Laura |
... Quelques nanosecondes... |
MCP |
... Oui, avant le coup à la tête. Et ça, pour moi, avec les quelques minuscules, les quelques notions minimales que j'ai en balistique, du fait que je suis au contact des armes, ça me paraît logique. Quand vous considérez le fait, dont j'ai parlé un peu plus tôt, qu'il est probable que... Vous savez, il faut garder à l'esprit que toute cette période de l'assassinat, en fait, cela prend plus de temps d'en parler, d'un certain sens - d'en faire la brève déclaration - que cela en a pris en temps réel. Quand vous avez de multiples tireurs tirant de multiples directions, il y a forcément un coup d'une certaine direction qui inévitablement va couvrir un coup d'une direction différente... |
Laura |
Exact. |
MCP |
Même si vous avez six ou sept, huit, dix tirs, tous dans un tel intervalle de temps en écho l'un de l'autre, et ainsi de suite... et que vous ne pouvez tout simplement pas... Vous savez, des gens dans des zones différentes entendront... |
Laura |
... des choses différentes... |
MCP |
... des choses différentes, oui. Et, comme nous le savons tous, des témoins oculaires, il s'en trouve toujours par douzaines. Donc j'ai toujours pensé que c'était une réelle possibilité. Je n'ai jamais parlé de Files - vous avez parlé de lui un peu plus tôt. J'ai vu la vidéo d'une interview de lui il a longtemps, avant que Dankbaar ait été directement en relation avec lui, et, les gens m'ayant souvent demandé ce que j'en pensais, j'ai toujours dit qu'avant tout il n'y avait aucun élément de contradiction, dans ce qu'il dit, avec quoique j'aie dit dans mon livre... |
Laura |
Non... absolument pas... |
MCP |
Ca rentre tout à fait dans le cadre de ce que j'ai écrit. Donc, je n'ai jamais considéré que... |
Laura |
La seule objection que j'aie est qu'il se concentre trop sur les tireurs du crime organisé. Car il y a d'autres éléments, qui, voyez-vous... |
MCP |
Même sur ce sujet, ce que je dirais ici est que la raison pour laquelle il se concentre sur eux, est que c'est tout ce qu'il en connaissait ! |
Laura |
C'est vrai. Exactement. |
MCP |
Il était impliqué dans une « zone particulière » de la conspiration, pour ce que vaut ce terme, et il n'était pas en mesure de connaître tout ce qui se passait dans toutes sortes d'endroits différents. En ce qui concerne sa crédibilité, je suppose... Vous savez, j'ai toujours été un bon juge des caractères. Regarder quelqu'un en vidéo n'est pas la même chose qu'être dans la même pièce, et de pouvoir parler, etc. mais il y a eu des occasions où j'ai vu des gens à la télévision, en vidéo, et où je me suis dit « Bon, je pense qu'il ment... » |
Laura |
Exact. |
MCP |
« ... Je pense qu'il a quelque chose d'autre en tête... » |
Laura |
... ce sentiment s'impose à vous... |
MCP |
Oui, ce sentiment s'impose à vous. Je ne l'ai pas eu... |
Laura |
Je n'ai pas eu ce sentiment non plus. |
MCP |
Non. Vous voyez donc ce que je veux dire. Je pense qu'il a... Il m'a semblé le genre de personne qui a quelque chose à dire, et qui ne peut en retirer qu'un bénéfice minimal... |
Laura |
... s'il existe... |
MCP |
Parce que ce type passe le reste de sa vie en prison, et que probablement il n'a pu en tirer aucun bénéfice financier... quelque famille qu'il ait, s'il en a... Comme je l'ai dit, je n'étais pas prêt à rejeter cet homme. |
Laura |
Moi non plus. |
MCP |
Oui, c'est ce que je veux dire. Généralement, si quelqu'un avance une affirmation quelle qu'elle soit, qu'elle concerne JFK ou Oklahoma City, généralement il se trouve quelqu'un qui, tout de suite, va dire : « Eh bien, je pense qu'il ment... » ou, « Je pense qu'il exagère... » Voyez-vous ? Il y a ces gens, et il s'en trouve des douzaines, qui se dénichent une place dans un événement historique - ne serait-ce qu'à sa périphérie - et voilà ce type qui affirme qu'il a appuyé sur la détente... |
Laura |
Je n'ai pas eu... Je n'ai pas... |
MCP |
Je n'ai pas rencontré cet homme. Même si je l'avais rencontré, voyez-vous... |
Laura |
C'est une vidéo fascinante... |
MCP |
Il est tellement bon menteur que je le crois sur parole ! |
Laura |
C'est une vidéo fascinante. Je pense qu'elle vaut vraiment la peine qu'on la regarde... |
MCP |
Oui ! |
Laura |
... et il y a bon nombre d'autres images sur le sujet, prises par différentes personnes, y compris par le médecin légiste, qui concernent dans une certaine mesure la théorie de la « balle magique », et qui montrent même, soit disant, la balle qui tomba de John Connelly sur le brancard, à propos de laquelle il a été dit qu'il s'agissait de la « balle magique ». Et il montre des échantillons de balles qui ont été trouvées - le même genre de balles. Il montre toutes les radios des fragments qui ont été retirés du corps de John Connelly, et il les compare à la balle qui n'a pas disparu. Et il dit... Il arrive à la conclusion que nous avons essentiellement là, sans jeu de mots, la fumée d'un vrai feu... |
MCP |
Oui... Vous savez, toute cette affaire Kennedy, mon attitude à ce sujet est celle-ci : chaque livre - je ne pense pas qu'il y ait eu un quelconque livre... Depuis que j'ai écrit Final Judgment - je vais le dire de cette manière - il ne s'est trouvé aucun livre qui ait été publié que je n'aie lu. Et je n'ai aucun préjugé à leur égard, parce que je penserais que c'est... vous savez, de la compétition ou... |
Laura |
Mais non, c'est simplement rechercher de nouvelles informations ! |
MCP |
Oui. Le seul que je n'ai pas acheté, pour autant que j'y pense honnêtement, et que j'ai encore vu l'autre jour, est le livre de James Tague. En fait, il m'a acheté un exemplaire de mon livre, Final Judgment, et j'ai pris du retard, du fait que j'ai tant à faire. Il a publié un nouveau livre, dans lequel il médite sur son expérience en tant que personne restant, en fait, comme une des dernières vivantes parmi celles qui ont été blessées sur Dealey Plaza ce jour-là, du moins l'une des dernières que nous connaissons... Dans le cas de la recherche sur JFK, comme dans tout autre domaine controversé, j'aime lire tout ce sur quoi je peux mettre la main... |
Laura |
Oui. |
MCP |
... et prendre le temps de lire, parce qu'il y a quelques livres qui sont de toute évidence de la grossière désinformation... |
Laura |
Oui. |
MCP |
... et puis il y a d'autres livres, écrits par des gens très sincères, qui, à leur manière, le livre ferait-il trois cents pages, et rejetterais-je deux cent quatre vingt dix neuf pages - comme une reprise de choses que j'ai déjà lues vingt fois, vingt fois dans vingt livres différents - il y aura toujours une page avec une petite analyse... |
Laura |
... qui s'ajoute aux données... |
MCP |
... un commentaire, qui m'amène à m'arrêter une minute pour réfléchir, et dire : « Eh bien ! voilà qui se relie à ce que je crois, à ce que j'ai écrit » ou qui m'amène à dire « Attendez une minute, voilà un problème qui touche à mon livre », et plus souvent qu'à l'ordinaire, je vérifie une nouvelle fois ce que j'ai écrit, et j'en ressors satisfait, et me dis... |
Laura |
... Que j'ai bien fait ! |
MCP |
Et puis il y a quelques livres qui sont de vrais torchons - comme celui de cette femme qui a écrit un livre sur Jim Garrison, qui est tout simplement un ramassis d'imbécillités... Je ne me rappelle plus du nom de cette femme. Et bien sûr Joan Mellen s'est fendue d'un ouvrage pour contrer ce livre. Mais dans l'ensemble il y a beaucoup de bons auteurs, sincères. Je peux vous dire qui est intéressant, comme auteur, qui a des thèses réellement bonnes - un Anglais nommé Smith... Douglas Smith ? C'est ce genre de nom banal - et non pas un nom prétentieux comme Michael Collins Piper - un nom comme... quelque chose comme John Smith ou Daniel Smith, n'importe : il a écrit plusieurs livres sur l'assassinat de Kennedy. On les trouve dans les librairies, dans les librairies de chaîne. Et j'ai l'impression que cet auteur est quelqu'un de sincère. Il n'a pas d'arrière pensée, il est ouvert, c'est un « chercheur de vérité » sincère. C'est une bonne chose, qu'il y ait des gens comme ça, qui soient vraiment ouverts. Ce que je trouve ahurissant, depuis que mon livre est sorti, c'est que je ne sais pas combien de lettres j'ai reçues des gens - certaines datant de cette période où les gens écrivaient encore des lettres... des lettres de gens disant quel impact l'assassinat de Kennedy à eu sur leurs vies. |
Laura |
Oui, absolument. |
MCP |
Lorsque je lisais des livres à ce sujet, cela restait comme distant, et puis j'ai reçu des lettres de gens, comme cet homme - c'est drôle, l'un de mes plus grands fans est quelqu'un qui est un professeur très connu dans le monde des études indonésiennes. Et il l'est devenu parce qu'il faisait partie d'une Unité de « Peace Corps » qui a été envoyée en Indonésie sous l'administration Kennedy - ou quelque chose comme ça, voyez-vous ? Maintenant il est à la retraite. Et l'assassinat de Kennedy... Il a rencontré Kennedy, une fois, dans le cadre de son unité. Et l'assassinat de Kennedy a eu un impact sur sa vie. Et puis il y a cet autre homme dont je parle dans Final Judgment, Steve Frogue, qui s'apprêtait à rejoindre les « Peace Corps » alors que Kennedy a été assassiné. Et lorsque Kennedy est mort, il a changé d'avis et s'est dit qu'il allait rentrer dans les Marines. En fait, je ne sais pas si les gens réagissent encore comme ça. |
Laura |
Ce qu'il y a, c'est que je pense qu'il y a tout un ensemble de personnes qui ont été blessées par la mort de Kennedy... |
MCP |
C'est quelque chose à propos de quoi, comme je l'ai dit, j'avais lu, et regardé la télévision. Mais ce n'est qu'il y a quelques années, lors de cette nuit, au cours de laquelle j'avais pris quelques verres, pour être honnête, et je me suis passé cette vidéo de reportage sur l'assassinat de Kennedy, et je regardais les funérailles. Je ne sais pas si ça se serait passé ainsi si j'avais été totalement sobre, mais je ne suis pas du genre à pleurer facilement. Car j'ai craqué. Je pense que c'est à ce moment là. Plus tard, je me suis dit que l'allais la regarder à nouveau, sobre. Et j'ai eu la même réaction. Je pense qu'il m'a fallu tout ce temps pour réaliser quel genre d'impact l'assassinat de Kennedy a eu en réalité... |
Laura |
Sur le monde... |
MCP |
Oui, sur le monde lui-même. |
Laura |
N'est-ce pas stupéfiant qu'un groupe de sales suppôts de bas fonds avides, patibulaires et psychopathes, puisse s'asseoir autour d'une table, dans un restaurant, siroter quelques verres et discuter le coup, et prendre des décisions qui impactent littéralement tout le reste du monde ! |
MCP |
Oui ! Et, voyez-vous, c'est bien là tout ce dont il s'agit. Nous parlons littéralement d'une petite poignée de gens. |
Laura |
Combien d'exemplaires de votre livre avez-vous vendu - ou est-ce un secret d'Etat ? |
MCP |
Non, Final Judgment... En fait, c'est une bonne question. Final Judgment s'est vendu ou du moins a été distribué, à un nombre d'exemplaires qui se situe quelque part entre quarante cinq et cinquante mille. |
Laura |
C'est excellent ! |
MCP |
La raison pour laquelle je ne peux pas vous donner un chiffre plus précis est que les chiffres de ce que nous avons fait ici, dans ce pays, sont incomplets, et aussi que le livre est distribué en japonais et en malais. |
Laura |
Ces chiffres sont très bons. |
MCP |
Quand vous considérez le fait que les livres qui ne sont pas des livres de fiction et qui sont publiés vendent au maximum dix mille exemplaires, effectivement il s'est bien comporté ! Exactement. |
Laura |
Je pense que c'est excellent ! |
MCP |
Oui. Cela fait dix ans, maintenant. Mais vous savez, je savais depuis le départ que cela prendrait du temps. Nous avons vendu presque sept mille exemplaires dès la première annonce de parution. Il est sorti, mais cela à pris du temps aux gens pour commencer à en parler. |
Laura |
Exact. Pour le bouche à oreille. |
MCP |
Oui. |
Laura |
Oui, si vous n'avez pas de contrat de distribution principal avec un grand nom de l'édition, c'est très difficile. |
MCP |
Exactement. Et je n'en ai jamais eu. |
Laura |
C'est donc extrêmement difficile pour un livre de ce genre, et j'espère que vous aurez quelques commandes supplémentaires de la part de nos auditeurs. Quelles sont les coordonnées, pour les gens qui voudraient commander des exemplaires de votre livre ? |
MCP |
Ils peuvent simplement écrire sur le site Web de l'American Free Press à americanfreepress.net. |
Laura |
americanfreepress.net |
MCP |
Tout juste! Et l'adresse d'American Free Press à Washington... C'est à Washington DC, c'est sur Pennsylvania Avenue, ce qui est facile à retenir. Le numéro exact, sur Pennsylvania Avenue, est le 645, Pennsylvania Avenue, SE, Washington DC, 20003. |
Henry |
Nous aimerions remercier Michael Collins Piper pour s'être entretenu avec Laura. Vous pouvez commander son livre, Final Judgment, ainsi que les nombreux autres livres qu'il a écrits, sur le site Web de l'American Free Press à americanfreepress.net.
Ou bien vous pouvez lui écrire à American Free Press.
645, Pennsylvania Avenue, SE
Washington DC 20003
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Merci de nous avoir rejoints, et à la semaine prochaine ! |
[3] Carey Estes Kefauver (26 juillet 1903 - 10 août 1963) était un politicien américain du Tennessee qui s'est élevé contre la concentration croissante du pouvoir économique et politique des US dans un nombre toujours plus réduit de mains (Cf. http://en.wikipedia.org/wiki/Estes_Kefauver)
[4] MPC se réfère ici à un projet de démolition du World Trade Center (NdT)
[5] apparemment, Larry Silverstein projetait de faire s'effondre une des tours du World Trade Center avant qu'elle ne s'effondre d'elle-même. Le terme utilisé « to pull it » veut dire littéralement le « tirer » (NdT)
[6] ce terme de « pull it » (NdT)
[7] Les Chèvres de Judas (NdT)
[8] Anti Defamation League : la Ligue Anti - Diffamation (NdT)
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